Le guide de votre bien-être à domicile

Lecteur de glycémie

Actualités

Le dispositif FreeStyle libre sera désormais remboursé

Le remboursement du système FreeStyle Libre était attendu depuis longtemps par les associations de patients. Ce dispositif se compose d’un capteur placé sur la peau et d’un scanner qui mesure le taux de sucre. Exit donc la piqûre au bout du doigt.
En pratique, le capteur est positionné sur le bras tous les 14 jours. Les patients (adultes et enfants de plus de 4 ans) peuvent se laver, se baigner ou faire du sport avec. Pour mesurer le taux de glucose, il suffit de passer le scanner sur le capteur. « Dans certains cas particuliers, une mesure par piqûre du doigt reste toutefois nécessaire pour confirmer le résultat. En effet, la mesure par simple scan n’évalue pas le taux de sucre dans le sang mais dans le liquide qui se trouve entre les cellules sanguines (glucose interstitiel) », explique la HAS (Haute autorité de la santé).
Disponible depuis près de deux ans en France pour les adultes, le dispositif avait reçu en février 2016 le marquage CE permettant aux patients de 4 à 17 ans de l’utiliser. Mais son prix il faut compter 120 euros par mois pour le capteur et le lecteur restait un frein pour les 300 000 malades qui pourraient en bénéficier.
La HAS a également émis un avis favorable de remboursement concernant la solution Diabéo, première application mobile de suivi du diabète évaluée en France. Un avis qui permettra aux patients d’y voir plus clair parmi toutes les applications proposées sur smartphone.
Concrètement, Diabéo leur permettra de troquer leur carnet de suivi papier contre un suivi électronique journalier que recevra le diabétologue. Sur l’application, le patient pourra saisir ses mesures de glycémie, doses d’insuline injectées, alimentation, données d’activité physique, et recevoir automatiquement des conseils adaptés. Ce dispositif offre également la possibilité d’un accompagnement à distance par des médecins.
Pour le moment, le remboursement ne devrait concerner que les adultes atteints d’un diabète de type 1 non contrôlé, soit environ 64 000 patients. « La Commission attend les résultats d’une nouvelle étude en cours pour confirmer son intérêt pour les patients diabétiques de type 2, mais aussi lorsque la surveillance et l’accompagnement sont assurés par des infirmiers », indique la HAS.